LES ÉDULCORANTS ET LE DIABÈTE

1. Sucres rapides, sucres lents : une classification dépassée

Il y a quelques années, on divisait les sucres contenus dans les aliments en deux catégories : les sucres rapides et les sucres lents.

 

Les sucres rapides étaient ceux qui sont très vite assimilés par l'organisme humain et qui conduisent à une montée rapide du taux de sucre dans le sang (le "sucre", le sucre des fruits par exemple).

 

Les sucres lents étaient ceux qui, dégradés lentement par l'organisme, procurent un apport de sucre sur une plus longue durée (les féculents par exemple).

 

Cette division assez simple a été remise en cause pour plusieurs raisons. Deux exemples frappants suffisent à expliquer cette remise en question :

 

  1. premier exemple : le blé et la farine ; alors, qu'initialement, on aurait plutôt classé le blé dans les sucres lents, on a constaté que la farine utilisée pour la fabrication de nos baguettes de pain était tellement raffinée que l'organisme humain n'avait que peu d'efforts à faire pour l'assimiler. Le blé en question devenait donc un sucre rapide !

  2. deuxième exemple : la pomme de terre. plusieurs études ont montré que la purée de pomme de terre était assimilée très rapidement par l'organisme. Le classement de la pomme de terre comme un sucre lent était donc une grave erreur !

On le voit, la division entre sucres rapides et et sucres lents n'avaient plus lieu d'être ! il a été nécessaire de trouver une nouvelle classification et c'est ici qu'entre en scène l'index glycémique !